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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 13:14

religion-1-.pngQue l'on soit croyant ou non, comment aborder la délicate question de la croyance avec de ses enfants ? A partir de quel âge leur en parler et comment ? Curieux de nature, les enfants posent tôt ou tard des questions sur l'origine des religions ou sur l'appartenance de leur famille à une foi particulière. Mais à partir de quel âge est-il préfèrable de leur en parler et surtout de quelle manière ? Question toute personnelle, la foi prête à de nombreuses interrogations surtout lorsqu'elle se pratique en famille.

 Donner une éducation religieuse… ou laisser le choix ?

 La question se pose un jour ou l’autre, quel que soit l’héritage familial et votre position en la matière. Car aucun enfant n’échappe aux questions métaphysiques : la vie, la mort, l’amour… et ce dès le plus jeune âge. Pour certains, la religion est parfois un appui pour transmettre un certain nombre de valeurs mais que l’on peut aussi inculquer autrement. Aucune Eglise n’a le monopole du bien et du mal, de la réflexion morale, du respect d’autrui. La religion peut cependant être à la fois une justification (mais pourquoi, maman, dis ?), et une aide pour l’adulte : « si ma vie repose sur des valeurs clairement identifiées, sur des convictions vécues, alors il m’est plus facile de me situer vis-à-vis des enfants dont j’ai la charge ». Nous vivons dans un pays de tradition judéo-chrétienne, dans lequel les références religieuses sont omni-présentes tant dans de nombreux domaines tel que l’histoire ou l’art.

 

Plus de questions que de réponses

Une fois le terrain ainsi délimité, les questions ont fusé : comment ne pas imposer ses propres croyances, puisque tout acte de foi est avant tout une démarche personnelle ? Comment concilier éducation religieuse et formation à un certain esprit critique ? Des critères d’âge ont été évoqués : 7 ans pour une recherche personnelle, l’adolescence pour l’avènement d’une foi détachée de tout phénomène d’imitation.

 Comment réagir si l’enfant veut entreprendre une démarche religieuse, par exemple en demandant le baptême ? Il convient alors de faire la part entre un désir profond, une envie de faire comme les copains sans oublier la joie de la fête.... Sur quels supports s’appuyer, littérature enfantine, émissions de télévision ? Quel statut donner au discours religieux : vérité révélée, histoire symbolique, ou conte parmi tant d’autres ? Comment transmettre ses propres convictions, tout en indiquant qu’il ne s’agit, justement, que de notre propre position ? « Moi, je crois ça ; d’autres personnes pensent autrement... ». C’est difficile, inconfortable même ! Encore plus, si les deux parents ont des convictions différentes.

 

Transmettre, comment ?

Chaque fois qu’on parle, on transmet quelque chose. « Chaque fois qu’on se tait aussi », remarque une des mamans présentes. Impossible de prendre le parti de ne rien transmettre, au nom d’une hypothétique liberté de choix des enfants. Nous véhiculons, malgré nous, nombre de messages et d’attitudes que nos enfants décodent sans forcément les expliciter, et qui les imprégneront plus que nos discours. Nous transmettons ce que nous sommes, ce que nous ressentons : sérénité, bien-être, anxiété, chagrin. Nous transmettons ce que nous vivons, au quotidien : on n’éduque pas à l’amour en distribuant des claques, ni à l’honnêteté en se vantant haut et fort de frauder le fisc. « Dans le temps, on ne nous expliquait pas les choses, mais respecter les êtres, la nature, cela allait de soi », raconte une grand-mère, élevée à la campagne. Et comment l’aurait-elle appris, si ce n’est en regardant les adultes autour d’elle ? Faut-il alors renoncer à dire ? Non, bien sûr! Les enfants, petits ou grands, ont besoin que les adultes se positionnent clairement face aux grandes questions de la vie : la foi, la morale, la mort… Et s’ils ne trouvent pas la réponse chez eux, ils iront poser leur question ailleurs ! A l’école, aux copains, aux grands-parents...

 

Transmettre, quoi ?

Chaque jour, nous pouvons constater que nous vivons dans une société violente, où la raison du plus fort est souvent la meilleure. Est-ce à dire que nous devons baisser les bras, et apprendre à nos enfants à tirer leur épingle du jeu, la fin justifiant tous les moyens, même les moins recommandables ? Ou l’espoir réside-t-il justement dans le fait que nombre de parents, jour après jour, luttent pour que perdurent les valeurs auxquelles ils croient ? Au-delà du système de valeurs, fondement de toute éducation, s’est posée la question de l’initiation au domaine spirituel, avec ou sans cadre religieux. « Est-ce que ça intéresse encore les enfants d’aujourd’hui ? », a demandé une jeune femme, mère de deux petits enfants. Bien sûr ! Les enfants, plus que les adultes, sont de plain-pied avec le fantastique, le merveilleux, mais aussi avec le sacré, et tout ce qu’il véhicule sur le plan émotionnel. Il serait dommage de ne pas les aider à mettre des mots sur ce sentiment, qu’ils ont naturellement. En conclusion, la psychologue a invité les participants à dire ce qu’elles avaient à cœur de transmettre, en priorité, à leurs enfants : « la confiance », « être soi », « la sincérité », « le courage », « l’amour », « la joie »... Un beau programme, n’est-ce pas ? Faut-il initier bébé à la religion ?

 

 A l'approche des fêtes, certains parents, croyants ou non, se demandent comment aborder la question de la religion avec leur loulou. A partir de quel âge faut-il leur parler de la foi et de la croyance ?

La période des fêtes est souvent l'occasion d'aborder les questions religieuses avec son enfant, que l'on soit croyant ou non. Quel est alors le moment idéal pour leur parler de croyances et de quelle manière ?

A partir de quel âge les parents peuvent-ils aborder la question de la religion avec leurs enfants ?

"Si les parents sont croyants, c'est quand ils le désirent. Il n'y a pas vraiment d'âge pour parler religion avec ses enfants, ainsi on peut commencer à 2, 4, ou 5 ans ce n'est pas un souci. Par exemple, dans la tradition judaïque, les enfants sont emmenés dès la naissance à la synagogue pour une présentation. Il faut savoir que très jeune, un enfant est curieux et s'intéresse beaucoup aux histoires imaginaires. Donc si les parents sont croyants, les fêtes religieuses sont des occasions idéales pour commencer à en parler via des petites histoires par exemple. Les petits sont de vrais poètes, un peu surréalistes, ils prêtent des âmes à toutes les choses qu'ils croisent, ce sont de petits animistes et l'histoire de la religion peut vraiment les intéresser."

 

Compte tenu de leur jeune âge, quelle est la meilleure manière de leur parler de foi ?

"Il y a énormément de littérature dans ce domaine, comme des contes illustrés, des légendes que l'on peut trouver en librairie... Quoi qu'il en soit, quand on aborde les questions religieuses avec ses enfants, il est nécessaire de leur proposer plusieurs visions et notamment celles de l'existence d'autres religions. C'est important qu'ils soient ouverts à différentes manières de penser. C'est pourquoi j'estime que l'école est nécessaire pour les enfants dès le plus jeune âge, car elles leur apportent un prisme de pensée autre que celui de la maison, d'autant plus si les parents sont très croyants. La pensée spirituelle doit pouvoir aborder les autres religions pour que l'enfant fasse sont choix plus tard, dans la tolérance".

 

: N'est-ce pas leur imposer trop tôt une certaine interprétation de la vie ?

"Avoir une religion, c'est partager quelque chose en famille et transmettre des valeurs. D'ailleurs, celles adoptées par certains croyants ne sont pas incompatibles avec les valeurs d'éducation générale données aux enfants, comme la tolérance, la solidarité, l'écoute ou encore le partage. C'est comme pour tout, je pense qu'il ne faut pas être dans l'excès et dans un posture de croyance rigide car le risque c'est qu'une fois devenu adolescent, l'enfant rejette en bloc la religion et se rebelle. En tant que croyant, les parents peuvent accompagner tranquillement leur tout-petit sur les chemins de la foi sans les obliger, bien sûr. Cela fait partie de ce qu'on nomme la transmission familiale."

 

 

- Moussa Nabati est psychanalyste et psychothérapeute. Il est notamment l'auteur de La Bible, une parole moderne pour se reconstruire (Ed. Dervy) et Ces interdits qui nous libèrent (Ed. Dervy)

 

http://www.magicmaman.com/,religion-et-bebe-3-questions-a-moussa-nabati,124,1981680.asp

http://www.magicmaman.com/,croyances-religion-comment-en-parler-a-ses-enfants,338,1981706.asp

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