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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 13:08

Icona Bologna10apr2008Les histoires de grandes personnes ne regardent pas les petites personnes ! Ne pas aborder certains problèmes est essentiel pour les protéger, leur permettre d’avoir les responsabilités de leur âge et de vivre leur vie d’enfant.

 S'il est important d'être complice avec ses enfants, cela ne signifie pas qu'il faille tout leur dire. Il est essentiel de les préserver, certaines choses ne concernant que les adultes...

 Evoquez ce qui le concerne personnellement
 Posez des limites
Parlez-lui avec tact des gens qu’il aime
 Gardez le silence sur votre vie privée
 Dites les choses simplement

 Evoquez ce qui le concerne personnellement

 
Si on sait aujourd’hui à quel point les secrets de famille peuvent être toxiques, on sait également qu’un surplus d’informations données précocement l’est tout autant. Mais alors, comment choisir les bonnes informations à partager avec nos tout-petits ? C’est très simple, les enfants ont le droit de savoir ce qui les concerne directement. Par exemple les modifications familiales, un déménagement, un décès dans la famille, leurs maladies ou celles de leurs parents. Ils ont également droit de connaitre tout ce qui touche à leurs origines, leur place dans la filiation, leur éventuelle adoption. Bien entendu, on ne s’adresse pas à un enfant de 3 ou 4 ans comme à un adolescent de 15 ans ! Il convient de se mettre à sa portée, de trouver des mots simples qu’il peut comprendre et de limiter les détails superflus qui risquent de le perturber. Il n’est certes pas facile d’aborder les difficultés de la vie avec un tout-petit, mais c’est indispensable car il a des yeux, des oreilles et il voit bien que l’ambiance familiale est perturbée. L’important, c’est de toujours accompagner les mauvaises nouvelles de messages d’espoir positifs : « Papa a perdu son travail, mais ne t’inquiète pas, on aura toujours le nécessaire pour vivre, manger, se loger, on touche des allocations. Ton père cherche un nouvel emploi et il va trouver. » Préparez bien ce que vous allez dire, attendez de vous sentir suffisamment forts pour en parler calmement, sans inquiétude, sans avoir les larmes aux yeux. Si un proche est souffrant, donnez l’information avec franchise et optimisme : « On est soucieux parce que ta grand-mère est malade, mais les médecins font tout ce qu’ils peuvent pour la soigner. On espère tous qu’elle va guérir. »

Posez des limites


Même si cela semble brutal, un tout-petit doit être averti quand une personne importante de la famille décède, avec des mots simples, clairs et appropriés à son âge : « Ton grand-père est mort. On est tous très tristes, on ne l’oubliera pas car on le gardera dans notre cœur. » Il est fondamental de ne pas employer des métaphores censées être moins dures pour de petites oreilles, du genre : « Ton grand-père vient de disparaître, il est monté au ciel, il est parti pour un long voyage, il nous a quittés, il s’est endormi pour toujours… ». En effet, l’enfant prend tout au pied de la lettre et il est persuadé que la personne morte va revenir, se réveiller, réapparaître… Prenez soin de lui parler en tête-à-tête, observez ses réactions, soyez à son écoute. Si vous constatez qu’il a l’air triste, inquiet, craintif, incitez-le à vous dire ce qu’il ressent, rassurez-le et consolez-le.
Une fois l’information donnée, une fois que vous avez répondu à une ou deux questions, n’entrez pas dans des détails trop précis, voire trop crus. Votre rôle de parent est, comme en toutes choses, de fixer des limites : « Je t’ai dit ce que tu dois savoir pour le moment. Plus tard, quand tu seras grand, on pourra bien sûr en reparler si tu le souhaites. On t’expliquera et tu sauras tout ce que tu veux savoir. » Lui signifier qu’il y a des choses qu’il ne peut pas encore comprendre parce qu’il est trop petit marque une limite entre les générations et lui donnera envie de grandir…

Parlez-lui avec tact des gens qu’il aime

 
Informer son enfant de ce qui le concerne c’est très bien, mais est-ce une bonne idée de lui dire ce qu’on pense des adultes qui l’entourent ? De ses grands-parents par exemple, qui sont également nos parents… Les relations des tout-petits avec leurs grands-parents sont très importantes et il faut effectivement les préserver. On peut dire : « Avec moi, c’est compliqué, mais tu les aimes et ils t’aiment, et je vois bien qu’ils sont gentils avec toi ! » Même bienveillance si vos beaux-parents vous tapent sur les nerfs. Inutile de confier à votre tout-petit que votre belle-mère vous pourrit la vie, même si c’est vrai. Il n’est pas le bon interlocuteur pour régler vos comptes… En règle générale, il ne faut jamais demander à un enfant de prendre parti entre deux adultes qu’il aime bien. S’il prend parti, il culpabilise et c’est très pénible pour lui. Autre sujet tabou, ses copains et copines. Quel que soit son âge, on ne “casse” pas non plus ses amis car c’est lui qui se sent mis en cause et ça le blesse. Si vraiment vous désapprouvez l’attitude d’un de ses copains, vous pouvez dire : « C’est nous qui pensons comme ça, c’est notre vision, mais ce n’est pas la seule vision, et toi tu peux le voir autrement. » L’important, c’est de toujours protéger les liens forts qu’il crée avec d’autres personnes. Une autre figure essentielle dans la vie d’un tout-petit, sa maîtresse. Là encore, même si vous ne l’appréciez pas, n’allez pas saper son autorité aux yeux de votre enfant. S’il se plaint d’elle et de ses méthodes, s’il est régulièrement puni à cause de son comportement en classe, ne rejetez pas d’office la responsabilité sur la maîtresse : « Elle est nulle, elle est trop sévère, elle ne connaît pas son métier, elle n’a aucune psychologie ! » Dédramatisez plutôt la situation en aidant votre enfant à régler son problème, montrez-lui qu’il y a des solutions, des moyens d’action, des recours. Cela n’empêche pas de rigoler avec lui en donnant par exemple à la maîtresse un surnom amusant qui sera un code entre vous et lui. Le message positif à faire passer, c’est qu’on peut toujours faire bouger les choses.

Gardez le silence sur votre vie privée

 
S’il est normal qu’un parent demande à son enfant où il sort et avec qui parce qu’il est responsable de lui, la réciproque n’est pas vraie. La vie amoureuse et a fortiori la vie sexuelle des parents, leurs problèmes de couple, ne regardent absolument pas les enfants. Cela ne signifie pas qu’en cas de mésentente conjugale, il faille faire semblant que tout va bien. Personne n’est dupe quand la tension et le malaise se lisent sur les visages et passent par les pores de la peau… On peut dire à un tout-petit : « C’est vrai, nous avons un problème ton père et moi, un problème de grandes personnes. Cela n’a rien à voir avec toi et nous cherchons des solutions pour le résoudre. » Point final. A cet âge, il ne sait pas quoi faire des confidences, c’est très lourd et pénible pour lui car il est pris dans un conflit de loyauté. Chaque parent doit garder à l’esprit qu’un enfant ne peut être un confident, qu’on ne peut lui parler pour soulager sa conscience, se décharger de sa tristesse ou de sa colère, dénigrer l’autre parent, rechercher son approbation, le convaincre qu’on a raison et l’autre tort, lui demander son appui… D’une manière générale, il est important de protéger un tout-petit de tout ce qui n’est pas décidé, de lui épargner les processus en cours car il a besoin de certitudes et de repères sûrs. Tant que ses parents se demandent s’ils vont se séparer, tant qu’ils doutent, ils le gardent pour eux ! Quand la décision est prise, quand c’est définitif, alors seulement ils lui disent la vérité : « Papa et maman ne s’aiment plus assez pour continuer à vivre ensemble ». Inutile de raconter que papa a une maîtresse ou maman un amant ! Ce qui concerne l’enfant, c’est de savoir où il va vivre et qu’il va continuer à voir ses deux parents.Cette ligne de conduite de discrétion absolue est valable également pour les mamans et les papas solos. Tenir leur enfant en dehors de leur vie sentimentale doit rester leur priorité tant que les relations sont passagères.


Dites les choses simplement

 
Effectivement, la patience est un paramètre important, mais la franchise l’est tout autant. L’arrivée d’un homme dans la vie d’une maman a un impact sur sa vie d’enfant. Il faut que les choses soient dites simplement : « Je te présente M, on est très contents d’être ensemble. M va vivre avec nous, on fera ci et ça ensemble le week-end, on espère que tu seras content toi aussi. » Il ne faut pas lui demander son avis, mais au contraire le mettre devant un état de fait, tout en le rassurant : « Rien ne changera, tu verras toujours ton papa. Oui, je comprends, tu es inquiet et/ou en colère, mais je sais que s’arrangera. » Une mère ou un père ne peut demander à leur enfant l’autorisation d’avoir une vie amoureuse, car ce serait le mettre en position de parent. Et s’il insiste pour savoir si ses enquêtes vous embarrassent, dites-lui tout simplement : « C’est une question de grande personne, on en discutera quand tu seras plus grand. » Contrairement à ce qu’on voit beaucoup aujourd’hui dans les pubs télé, on a le droit de ne pas répondre aux questions des enfants, les adultes ce sont nous, pas eux !

Catherine Marchi  - http://www.parents.fr/Psycho-Sexo/Psycho-famille/On-ne-peut-pas-tout-dire-aux-enfants

 

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